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Rédiger son CV

Comment faire un CV en 2026 : le guide pas à pas

Structure, longueur, rubriques, mise en forme et relecture : les étapes pour construire un CV lisible en quelques minutes, sans partir d'une page blanche.

Par La rédaction GoMyCV6 min de lecture

Un CV d'une page posé sur un bureau, avec un stylo, un ordinateur portable et un calendrier 2026
Sommaire de l'article

Un CV n'a pas besoin d'être original pour fonctionner. Il doit être trouvé, lu en quelques secondes, puis compris sans effort. C'est la seule mission de ce document : donner envie au recruteur de vous appeler. Tout le reste, la couleur, la police, la petite icône, est secondaire.

Ce guide suit l'ordre dans lequel on construit réellement un CV, de la feuille blanche au fichier PDF prêt à envoyer. Il vaut pour la France, la Belgique et le Canada francophone, avec les nuances signalées au fil du texte.

Ce que lit vraiment un recruteur

Dans une pile de candidatures, la première lecture est rapide. On cherche trois choses : le poste visé, le dernier emploi ou la dernière formation, et quelques éléments qui correspondent à l'offre. Si ces trois points sont visibles en haut de la première page, le CV survit à ce premier tri.

Ce constat dicte toute la construction : on place l'information la plus utile en haut, on l'écrit court, et on évite tout ce qui oblige à chercher.

Étape 1 : choisir le bon format

Il existe trois grandes organisations. Dans la grande majorité des cas, la première est la bonne.

  • Chronologique inversé : on liste l'expérience la plus récente d'abord. C'est le format attendu par les recruteurs et le plus lisible par les logiciels de tri. À privilégier si votre parcours est cohérent.
  • Fonctionnel (par compétences) : on regroupe par compétences au lieu de dates. Il peut aider à masquer des trous dans un parcours, mais il intrigue : beaucoup de recruteurs s'en méfient.
  • Mixte : un bloc de compétences clés en haut, puis un parcours chronologique. Utile pour une reconversion ou un profil très polyvalent (voir notre article sur le CV en reconversion professionnelle).

Étape 2 : poser un en-tête efficace

L'en-tête tient en quatre lignes maximum :

  1. Votre prénom et votre nom, en plus gros que le reste.
  2. Un intitulé de poste visé (par exemple « Comptable fournisseurs » ou « Développeuse front-end »). C'est le premier mot-clé de votre CV.
  3. Votre ville (inutile de donner l'adresse complète), un numéro de téléphone et une adresse e-mail sobre du type prenom.nom@...
  4. Un lien vers votre profil LinkedIn ou votre portfolio, seulement s'il est à jour.

Quelques précisions utiles selon les pays. En France et en Belgique, la photo n'est pas obligatoire : si vous en mettez une, elle doit être sobre et récente, et elle ne remplace pas un contenu solide. Au Canada, on ne met pas de photo, ni date de naissance, ni situation familiale : les règles contre la discrimination à l'embauche rendent ces éléments inutiles, voire contre-productifs. Pour aller plus loin sur ces différences, lisez CV ou résumé : les différences entre pays.

Étape 3 : écrire une accroche de deux à trois lignes

Sous l'en-tête, un court paragraphe résume qui vous êtes professionnellement, ce que vous savez faire et ce que vous cherchez. Il doit être spécifique : on doit pouvoir deviner votre métier et votre niveau en le lisant.

Trop vague : « Personne dynamique et motivée, à la recherche de nouveaux défis. »

Plus utile : « Assistante de gestion avec 6 ans d'expérience en cabinet comptable. Je tiens la facturation et les relances clients de A à Z, et je cherche un poste en PME industrielle. »

Nous détaillons la méthode dans comment rédiger une accroche de CV qui donne envie.

Étape 4 : détailler l'expérience professionnelle

C'est le cœur du document. Pour chaque poste, on indique l'intitulé, l'entreprise, la ville, les dates (mois et année suffisent), puis trois à cinq puces qui décrivent ce que vous avez réalisé, et non la liste de vos tâches.

Comparez :

  • « Responsable de la gestion des stocks. »
  • « Réorganisation de l'entrepôt par zones de rotation : 15 % de références en moins à inventorier chaque mois, ruptures divisées par deux sur le trimestre. »

La seconde version prouve quelque chose. Si vous n'avez pas de chiffres exacts, des ordres de grandeur honnêtes valent mieux que le silence. L'article sur la description des expériences avec des résultats mesurables donne des formules prêtes à adapter.

Étape 5 : formation, compétences et rubriques utiles

Après l'expérience, on place la formation (diplôme, établissement, année), puis les compétences utiles pour le poste, et enfin les rubriques complémentaires.

  • Formation : si vous avez moins de trois ans d'expérience, elle peut passer avant l'expérience. Sinon, une ligne par diplôme suffit.
  • Compétences : regroupez-les par catégorie (outils, techniques, langues) plutôt que d'aligner trente mots. Évitez les barres de niveau ou les étoiles, qui ne veulent rien dire. Voir les compétences que les employeurs recherchent.
  • Langues : indiquez le niveau avec une échelle connue (A2, B2, C1) ou un mot simple (courant, professionnel).
  • Rubriques optionnelles : certifications, bénévolat, projets personnels, permis de conduire si le poste l'exige. Ajoutez-les seulement si elles soutiennent votre candidature.

Les centres d'intérêt ne sont pas interdits, mais une ligne concrète (« bénévole dans un club de basket jeunes, 2 soirs par semaine ») en dit plus qu'une liste (« voyages, lecture, cinéma »).

Étape 6 : longueur et mise en forme

Une page si vous avez moins de dix ans d'expérience, deux pages au-delà ou pour un profil cadre. Plus long, personne ne lit la suite. Au Canada et aux États-Unis, la règle est la même, avec une préférence marquée pour la concision.

Pour la mise en forme :

  • Une seule police lisible (Calibri, Arial, Helvetica, ou une serif classique), en 10 à 11 points pour le texte.
  • Des marges de 1,5 à 2 cm. L'espace blanc n'est pas du gaspillage, c'est ce qui rend le texte lisible.
  • Des titres de rubrique standard : « Expérience professionnelle », « Formation », « Compétences ». Les logiciels de recrutement les reconnaissent mieux que « Mon aventure ».
  • Peu de couleurs. Une couleur d'accent suffit.

Si votre candidature passe par un logiciel de suivi (ATS), ces choix simples évitent les mauvaises surprises. Notre article CV compatible ATS : mythes, faits et conseils fait le tri entre ce qui compte vraiment et les idées reçues.

Étape 7 : adapter, relire, exporter

Un CV générique envoyé à vingt offres fonctionne moins bien qu'un CV ajusté en dix minutes à chaque offre : mêmes faits, mais mots et priorités alignés sur l'annonce. La méthode est expliquée dans adapter son CV à une offre d'emploi.

Avant d'envoyer :

  1. Relisez à voix haute : vous repérerez les phrases lourdes et les fautes.
  2. Faites relire par une personne qui ne connaît pas votre métier. Si elle comprend ce que vous faites, c'est bon signe.
  3. Vérifiez les dates : pas de chevauchement non expliqué, pas de mois manquants.
  4. Exportez en PDF pour figer la mise en forme, et nommez le fichier proprement : « Prenom-Nom-CV.pdf ».
  5. Ouvrez le PDF et essayez de sélectionner le texte avec la souris. Si vous y arrivez, le fichier est lisible par les logiciels.

Checklist avant envoi

  • Le poste visé apparaît en haut de la première page.
  • Le CV tient sur une ou deux pages, jamais une page et trois lignes.
  • Chaque expérience contient au moins un résultat concret.
  • Les coordonnées sont exactes et le téléphone fonctionne.
  • Les titres de rubrique sont standard.
  • Le fichier est un PDF au nom propre.
  • Vous avez adapté au moins l'accroche et les premières puces à l'offre.

Faire un CV, c'est surtout accepter de choisir : ce qui compte pour ce poste, et rien d'autre. Commencez par un premier jet imparfait, puis resserrez. Si vous voulez gagner du temps sur la mise en page, les modèles GoMyCV respectent ces règles par défaut et vous laissent vous concentrer sur le contenu.

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